Paroisse Saint-François du Vexin

Eglise catholique dans l'Oise
Paroisse Saint François du Vexin
Eglise catholique dans l'Oise

En route vers Pâques !

Chers amis,

En ce début avril, il nous faut encore demeurer dans ce temps de conversion qu’est le carême avant de fêter avec joie la résurrection du Christ ! Dans un monde à la fois hostile à Dieu et aux hommes, il nous faut avancer avec courage et persévérance. Cependant, par la grâce de notre baptême, la résurrection, nous fait voir toutes choses nouvelles ! C’est pourquoi nous pouvons nous interroger sur ce que nous voulons vivre dans notre paroisse ? La résurrection du Christ ? Le vendredi Saint qui commémore la mort du Christ en Croix ? Voulons-nous continuer de nous plaindre sans cesse sans nous regarder nous-même ? Allons-nous continuer de critiquer notre prochain plutôt que de chercher à le découvrir pour apprendre à l’aimer ? Allons-nous continuer de vivre comme avant, avec nos mêmes travers etc. Dieu nous dit dans le livre du Deutéronome « Va, je te propose aujourd’hui vie et bonheur, mort et malheur […] Choisis donc la vie ! » (Dt30). Si nos efforts de carême ne changent pas notre cœur en nous empêchant de choisir la vie, alors inutile de poursuivre la route, vain est notre carême, vaine est notre foi ! Nous pouvons toujours espérer que l’Eglise change, mais si nous ses membres, ne changeons pas en raison de nos idées toutes faites, comment pourrait-elle se laisser renouveler par l’Esprit Saint ? Il est sans doute plus facile de vouloir changer les autres plutôt que soi-même…
Je terminerai en disant que nous avons le droit de ne pas être d’accord sur nos manières de faire, ou de penser au sein de la communauté paroissiale, mais comme chrétien, nous avons le devoir de nous aimer !
Très bonne fête de Pâques à chacun, que la lumière du Christ Ressuscité inonde vos cœurs de son Amour !

Abbé Virthe, curé.

Messe de Pâques

La messe de dimanche aura lieu à 10h30 au lieu de 11h (horaire habituel de nos messes du dimanche).

Chemin de croix

vendredi 19 avril à 15h00 à : Chaumont-en-Vexin (église), La Compassion (Office de la Passion), Trie-Château (église) ; à Talmontiers (église) à 16h00.

Adoration

Durant tout le carême, l'adoration du jeudi a lieu à la Chapelle de l'Enfant Jésus (maison paroissiale de Chaumont en Vexin) à 17h30 au lieu de 18h.

Durant le carême…

Prière : cette année je vous propose de vivre le carême en compagnie de Saint Padre Pio. Le premier dimanche de carême vous recevrez gratuitement un livret de prière pour le carême avec les méditations de Saint Padre Pio.

Partage : je vous propose plusieurs partages. Vous pouvez partager votre foi avec une personne de votre entourage, mais aussi vous pouvez partager vos biens, afin de vivre le dépouillement auquel nous invite le Christ pour retrouver la joie de notre cœur. Vous pouvez aussi partager avec les chrétiens persécutés. En vous privant de certaines choses, vous pourrez calculer l’argent économisé et le transmettre à la paroisse pour que nous puissions, par l’intermédiaire de l’association de l’aide à l’Eglise en Détresse, soutenir nos frères persécutés.

Jeûne : un esprit sain dans un corps sain. Le jeûne nous permet de revenir à l’essentiel, de retrouver un équilibre en prenant conscience des vraies priorités de la vie. Concrètement le jeûne ne consiste pas à sauter un repas mais à prendre un repas frugal. Traditionnellement, il s’agit d’un morceau de pain et d’un verre d’eau. Enfin, le jeûne est aussi une manière de partager et de prier…

Chemins de croix : n’hésitez pas à prendre l’initiative (en prenant le soin d’en informer le curé) d’animer des chemins de croix dans les églises de vos villages et de communiquer les horaires au secrétariat de la paroisse, pour que nous puissions le mettre sur la prochaine feuille d’annonces.

Porter la communion aux malades et aux personnes âgées : vous le savez, dans notre paroisse comme ailleurs, de nombreux chrétiens affaiblis par l’âge ou la maladie ne peuvent se déplacer à la messe dominicale et plusieurs d’entre eux ont manifesté leur désir profond de recevoir la sainte communion. Ainsi, ceux d’entre vous qui souhaitent rendre ce beau service sont priés de se faire connaître auprès du secrétariat.

Covoiturage pour la messe : le temps du carême nous invite à nous tourner davantage vers Dieu et donc vers notre prochain. Pourquoi ne pas profiter de ce temps de conversion pour changer nos habitudes en acceptant de se déplacer pour la messe ? Ainsi, ceux qui ont une voiture peuvent proposer leurs places disponibles à ceux qui ne peuvent plus se déplacer seuls. Ceux qui connaissent des difficultés pour se déplacer doivent se faire connaître au secrétariat paroissial, ainsi que ceux qui proposent des places dans leurs voitures.

Pélé VTT !

Ne tardez pas à vous inscrire à partir de ce lundi 1er avril ! Après, il sera trop tard…           www.pele-vtt.fr 

Pèlerinage à Lourdes

Cette année encore le diocèse propose de vivre le pèlerinage de Lourdes du 1er au 6 juillet. Le thème cette année est « Heureux vous les pauvres ». Renseignements et fiches d'inscription sont disponibles à la maison paroissiale.

Passion de notre Seigneur Jésus Christ

Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

L. Quand l’heure fut venue,
Jésus prit place à table,
et les Apôtres avec lui.
    Il leur dit :
X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous
avant de souffrir !
    Car je vous le déclare :
jamais plus je ne la mangerai
jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie
dans le royaume de Dieu. »
    L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,
il dit :
X « Prenez ceci et partagez entre vous.
    Car je vous le déclare :
désormais, jamais plus
je ne boirai du fruit de la vigne
jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »

    L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,
il le rompit
et le leur donna, en disant :
X « Ceci est mon corps, donné pour vous.
Faites cela en mémoire de moi. »
    L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :
X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang
répandu pour vous.
    Et cependant, voici que la main de celui qui me livre
est à côté de moi sur la table.
    En effet, le Fils de l’homme s’en va
selon ce qui a été fixé.
Mais malheureux cet homme-là
par qui il est livré ! »
    L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres
quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.

    Ils en arrivèrent à se quereller :
lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?
    Mais il leur dit :
X « Les rois des nations
les commandent en maîtres,
et ceux qui exercent le pouvoir sur elles
se font appeler bienfaiteurs.
    Pour vous, rien de tel !
Au contraire, que le plus grand d’entre vous
devienne comme le plus jeune,
et le chef, comme celui qui sert.
    Quel est en effet le plus grand :
celui qui est à table, ou celui qui sert ?
N’est-ce pas celui qui est à table ?
Eh bien moi, je suis au milieu de vous
comme celui qui sert.
    Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.
    Et moi, je dispose pour vous du Royaume,
comme mon Père en a disposé pour moi.
    Ainsi vous mangerez et boirez à ma table
dans mon Royaume,
et vous siégerez sur des trônes
pour juger les douze tribus d’Israël.

    Simon, Simon,
voici que Satan vous a réclamés
pour vous passer au crible comme le blé.
    Mais j’ai prié pour toi,
afin que ta foi ne défaille pas.
Toi donc, quand tu sera revenu,
affermis tes frères. »
    L. Pierre lui dit :
D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt
à aller en prison et à la mort. »
    L. Jésus reprit :
X « Je te le déclare, Pierre :
le coq ne chantera pas aujourd’hui
avant que toi, par trois fois,
tu aies nié me connaître. »

    L. Puis il leur dit :
X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,
avez-vous donc manqué de quelque chose ? »
    L. Ils lui répondirent :
D. « Non, de rien. »
L. Jésus leur dit :
X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,
qu’il la prenne,
de même celui qui a un sac ;
et celui qui n’a pas d’épée,
qu’il vende son manteau pour en acheter une.
    Car, je vous le déclare :
il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :
Il a été compté avec les impies.
De fait, ce qui me concerne
va trouver son accomplissement. »
    L. Ils lui dirent :
D. « Seigneur, voici deux épées. »
L. Il leur répondit :
X « Cela suffit. »

    L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,
au mont des Oliviers,
et ses disciples le suivirent.
    Arrivé en ce lieu, il leur dit :
X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »
    L. Puis il s’écarta
à la distance d’un jet de pierre environ.
S’étant mis à genoux,
il priait en disant :
    X « Père, si tu le veux,
éloigne de moi cette coupe ;
cependant, que soit faite non pas ma volonté,
mais la tienne. »
    L. Alors, du ciel, lui apparut un ange
qui le réconfortait.
    Entré en agonie,
Jésus priait avec plus d’insistance,
et sa sueur devint comme des gouttes de sang
qui tombaient sur la terre.
    Puis Jésus se releva de sa prière
et rejoignit ses disciples
qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.
    Il leur dit :
X « Pourquoi dormez-vous ?
Relevez-vous
et priez, pour ne pas entrer en tentation. »

    L. Il parlait encore,
quand parut une foule de gens.
Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,
marchait à leur tête.
Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
    Jésus lui dit :
X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »
    L. Voyant ce qui allait se passer,
ceux qui entouraient Jésus lui dirent :
D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »
    L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre
et lui trancha l’oreille droite.
    Mais Jésus dit :
X « Restez-en là ! »
L. Et, touchant l’oreille de l’homme,
il le guérit.
    Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,
grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :
X « Suis-je donc un bandit,
pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?
    Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,
et vous n’avez pas porté la main sur moi.
Mais c’est maintenant votre heure
et le pouvoir des ténèbres. »

    L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent
et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.
Pierre suivait à distance.
    On avait allumé un feu au milieu de la cour,
et tous étaient assis là.
Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.
    Une jeune servante le vit assis près du feu ;
elle le dévisagea et dit :
A. « Celui-là aussi était avec lui. »
    L. Mais il nia :
D. « Non, je ne le connais pas. »
    L. Peu après, un autre dit en le voyant :
F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »
L. Pierre répondit :
D. « Non, je ne le suis pas. »
    L. Environ une heure plus tard,
un autre insistait avec force :
F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,
et d’ailleurs il est Galiléen. »
    L. Pierre répondit :
D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »
L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,
un coq chanta.
    Le Seigneur, se retournant,
posa son regard sur Pierre.
Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :
« Avant que le coq chante aujourd’hui,
tu m’auras renié trois fois. »
    Il sortit et, dehors, pleura amèrement.

    Les hommes qui gardaient Jésus
se moquaient de lui et le rouaient de coups.
    Ils lui avaient voilé le visage,
et ils l’interrogeaient :
F. « Fais le prophète !
Qui est-ce qui t’a frappé ? »
    L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.

    Lorsqu’il fit jour,
se réunit le collège des anciens du peuple,
grands prêtres et scribes,
et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.
    Ils lui dirent :
F. « Si tu es le Christ,
dis-le nous. »
L. Il leur répondit :
X « Si je vous le dis,
vous ne me croirez pas ;
    et si j’interroge,
vous ne répondrez pas.
    Mais désormais le Fils de l’homme
sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »
    L. Tous lui dirent alors :
F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »
L. Il leur répondit :
X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »
    L. Ils dirent alors :
F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?
Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »
    L. L’assemblée tout entière se leva,
et on l’emmena chez Pilate.

    On se mit alors à l’accuser :
F. « Nous avons trouvé cet homme
en train de semer le trouble dans notre nation :
il empêche de payer l’impôt à l’empereur,
et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »
    L. Pilate l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus répondit :
X « C’est toi-même qui le dis. »
    L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :
A. « Je ne trouve chez cet homme
aucun motif de condamnation. »
    L. Mais ils insistaient avec force :
F. « Il soulève le peuple
en enseignant dans toute la Judée ;
après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »
    L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.
    Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,
il le renvoya devant ce dernier,
qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.

    À la vue de Jésus,
Hérode éprouva une joie extrême :
en effet, depuis longtemps il désirait le voir
à cause de ce qu’il entendait dire de lui,
et il espérait lui voir faire un miracle.
    Il lui posa bon nombre de questions,
mais Jésus ne lui répondit rien.
    Les grands prêtres et les scribes étaient là,
et ils l’accusaient avec véhémence.
    Hérode, ainsi que ses soldats,
le traita avec mépris et se moqua de lui :
il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante
et le renvoya à Pilate.
    Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,
alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.

    Alors Pilate convoqua
les grands prêtres, les chefs et le peuple.
    Il leur dit :
A. « Vous m’avez amené cet homme
en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.
Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous
et, parmi les faits dont vous l’accusez,
je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.
    D’ailleurs, Hérode non plus,
puisqu’il nous l’a renvoyé.
En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.
    Je vais donc le relâcher
après lui avoir fait donner une correction. »
    L. Ils se mirent à crier tous ensemble :
F. « Mort à cet homme !
Relâche-nous Barabbas. »
    L. Ce Barabbas avait été jeté en prison
pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.
    Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,
leur adressa de nouveau la parole.
    Mais ils vociféraient :
F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
    L. Pour la troisième fois, il leur dit :
A. « Quel mal a donc fait cet homme ?
Je n’ai trouvé en lui
aucun motif de condamnation à mort.
Je vais donc le relâcher
après lui avoir fait donner une correction. »
    L. Mais ils insistaient à grands cris,
réclamant qu’il soit crucifié ;
et leurs cris s’amplifiaient.
    Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.
    Il relâcha celui qu’ils réclamaient,
le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,
et il livra Jésus à leur bon plaisir.

    L. Comme ils l’emmenaient,
ils prirent un certain Simon de Cyrène,
qui revenait des champs,
et ils le chargèrent de la croix
pour qu’il la porte derrière Jésus.
    Le peuple, en grande foule, le suivait,
ainsi que des femmes
qui se frappaient la poitrine
et se lamentaient sur Jésus.
    Il se retourna et leur dit :
X « Filles de Jérusalem,
ne pleurez pas sur moi !
Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !
    Voici venir des jours où l’on dira :
‘Heureuses les femmes stériles,
celles qui n’ont pas enfanté,
celles qui n’ont pas allaité !’
    Alors on dira aux montagnes :
‘Tombez sur nous’,
et aux collines :
‘Cachez-nous.’
    Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,
que deviendra l’arbre sec ? »

   L. Ils emmenaient aussi avec Jésus
deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.
    Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),
là ils crucifièrent Jésus,
avec les deux malfaiteurs,
l’un à droite et l’autre à gauche.
    Jésus disait :
X « Père, pardonne-leur :
ils ne savent pas ce qu’ils font. »
L. Puis, ils partagèrent ses vêtements
et les tirèrent au sort.

Le peuple restait là à observer.
Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :
F. « Il en a sauvé d’autres :
qu’il se sauve lui-même,
s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
    L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;
s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,
    en disant :
F. « Si tu es le roi des Juifs,
sauve-toi toi-même ! »
   L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :
« Celui-ci est le roi des Juifs. »

    L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :
A. « N’es-tu pas le Christ ?
Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
    L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :
A. « Tu ne crains donc pas Dieu !
Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
    Et puis, pour nous, c’est juste :
après ce que nous avons fait,
nous avons ce que nous méritons.
Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
    L. Et il disait :
A. « Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras dans ton Royaume. »
    L. Jésus lui déclara :
X « Amen, je te le dis :
aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

    L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;
l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,
    car le soleil s’était caché.
Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.
    Alors, Jésus poussa un grand cri :
X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »
L. Et après avoir dit cela, il expira.

             (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

À la vue de ce qui s’était passé,
le centurion rendit gloire à Dieu :
A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »
    L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,
observant ce qui se passait,
s’en retournaient en se frappant la poitrine.
    Tous ses amis,
ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,
se tenaient plus loin pour regarder.

    Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;
c’était un homme bon et juste,
    qui n’avait donné son accord
ni à leur délibération, ni à leurs actes.
Il était d’Arimathie, ville de Judée,
et il attendait le règne de Dieu.
    Il alla trouver Pilate
et demanda le corps de Jésus.
    Puis il le descendit de la croix,
l’enveloppa dans un linceul
et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,
où personne encore n’avait été déposé.
    C’était le jour de la Préparation de la fête,
et déjà brillaient les lumières du sabbat.
    Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée
suivirent Joseph.
Elles regardèrent le tombeau
pour voir comment le corps avait été placé.
    Puis elles s’en retournèrent
et préparèrent aromates et parfums.
Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.

(Lc 22 ; 14-23,56)

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